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mardi 20 septembre 2011

Portraits de Munichois

De Munichois primitifs. Ur-Munichois en quelque sorte. Que pensez-vous de celui-ci ?
Un copain du musée de paléonthologie, comme celui-ci.
Un endroit planant ?
En tout cas un petit musée qui a du charme, surtout avec mes neveux.

C’était déjà il ya longtemps, mais je ne résiste pas à l’envie de vous montrer d’autres portraits de Munichois, un empereur à la barbe blanche
Un petit renfrogné
Un mal léché
Une réserve de Lederhose,
Et enfin des grands gueules.
C’est juste une petite sélection, prise au Tierpark Hellabrunn, un vaste zoo, dans une forêt où les animaux ne semblent presque pas en cage.

Un joli souvenir que cette collection de tronches récoltée avec des neveux enchantés

dimanche 31 octobre 2010

Là haut, il neige

Le train file dans la campagne bavaroise, m’emmenant vers la Suisse. Le soleil brille à nouveau. C’est toujours ainsi : il brille quand on est enfermé dans las wagons et la pluie vient vous cueillir à la gare. Mais il en profite, le bougre ! Il flâne, il serpente, il sort de l’itinéraire programmé pour aller faire des méandres dans l’Allgäu, via Kempten. Je retrouve mes vaches locales, les petites brunes adaptées à la montagne.

Des vallons s’élèvent, les collines se transforment en montagne ; et voilà la neige qui apparaît, bien bas.

Il a dû neiger vers 800 mètres, au moins, et elle tient. La voie louvoie le long de petits lacs, d’aspect déjà sévère.L’automne est arrivé brutalement et les feuilles ne se sont pas attardées : l’hiver approche.

Plus on s’élève, plus la blancheur gagne du terrain. Nous traversons des villages enneigés, où les congères bordent déjà les rues. Nous sommes ici en hiver et l’on voit la ligne des remonte-pentes qui donnent envie de chausser des skis.

Mais le pépère finir bien par redescendre, vers Lindau, porte de la Bavière sur le Bodensee – que les Français nomment Lac de Constance.

Ce magnifique lac, dominé par des arbres fruitiers qui s’étendent presque à perte de vue, reste quant à lui dans un automne encore mordoré.

La saison est toujours affaire de géographie.

*

Post-scriptum : le détour effectué par le train n’avait pas été annoncé, malgré la demi-heure de retard qu’il eut pour conséquences. Le train laissa les voyageurs se débrouiller avec leurs correspondances. La ponctualité comme l’efficacité allemandes ont aussi leurs limites et une part de légende.

jeudi 28 octobre 2010

Panzerkampf ou les tortues Ninja en Grèce

Offrons-nous un bref retour en arrière, le mois dernier en Grèce. Voici une petite vidéo filmée sur un des sites archéologiques d'Athènes, celui du Céramique. Il en sera pas pour autant question d'archéologie, mais plutôt des nombreuses tortues qui y vivent. Ce lundi 13 septembre, voici le curieux combat qui m'a intrigué.



Ce n'est qu'un bref moment d'une scène qui a peut-être duré une heure, voire plus. Les tortues ne cessaient de se lancer contre une troisième. Et ça fait des grands "plonk", "plonk", et "replonk"! Pendant les pauses, elles tentent de glisser la tête vers les ouvertures de la carapace qu'elles percutent. Celle-ci a l'air vide, rien ne dépasse. Pourtant, quand on se penche, on croit deviner que de la chair y bouge: il y a un bien un animal dedans. S'agit-il d'une tortue femelle désirant échapper à des congénères mâles en rut et prêts à se faire une tournante? D'une thérapie collective visant à combattre la timidité? D'un animal ayant bêtement squatté une vieille carapace, en butte à l'hostilité de tortues scandalisées par la profanation des restes de l'ancêtre? Avis aux spécialistes!

dimanche 10 octobre 2010

Jour de fête (Oktoberfest)

Entre l’entrée et la sortie du « Champ de Therèse », la nuit, on se retrouve dans une grosse fête foraine. On dit souvent que Munich est un gros village. C’est un peu vrai, on le vérifie par les vêtements traditionnels, les Trachten, et par cette fête.

La particularité de l’édition 2010 est le bicentenaire. Une partie du Wiesn est consacrée à « l’historische Wiesn », où l’on a tenté de donner des aperçus de ce qu’était la fête dans les deux siècles précédents. D’où des vieux orgues de barbarie, des balançoires 1900,des vieux manèges,

ou des éléments de vieux manèges,

des courses de chevaux – comme en 1810 – et même une tente qui fait office de ferme. La fête était en effet dans le passé une sorte de salon de l’agriculture. En voici un exemple…


N’est-on pas chez Tati ?

Question bébêtes, il est possible de s’amuser avec le Floh-Circus. Quèsaco ? Comme on le constate ici, un cirque qui met en scène de grosses puces dressées et tenues par un fils d’or. Celles-ci traînent des petits chars pour se faire la course. Pour les nourrir, le dresseur les pose sur son bras. Elles lui sucent le sang trois fois par jour. Y a-t-il des vocations sans la salle ?

Purgeons-nous la tête avec le grand huit et ses cinq loopings. Il y a aussi de quoi satisfaire ceux qui veulent se tourner la tête, les fesses en l’air, avec des manèges comme celui-ci, où l’on tourne à quelques dizaines de mètres du sol, aussi joli de jour que de nuit.

Des attractions traditionnelles, un peu datées, attirent le chaland, comme ici la « femme sans tête » : entrez-voir ce phénomène unique au monde !

Car la bonne humeur qui règne ici rend le visiteur prêt à bien des dépenses. Mais il y a tant de tentations… Qui va emporter les euros du chaland ? On rivalise d’ingéniosité entre concurrents et tout est dans la façade. Ce train fantôme possède un gros alien qui se déploie.

Cet autre fait jouer une mort mécanique, mais fait-elle vraiment peur ?

Non, c’est vraiment pour rire.

Cet autre est encore plus habile. À l’étage du bas, un employé grimé, sanguinolent, s’agite comme un Frankenstein. Plus haut, un conte Dracula, au-dessus des fumées, lance une grosse araignée sur les passants. Le thème est donc le film d’horreur.

Mais celui qui a mes faveurs pour le monument au kitch qu’il constitue est le « Schocker ». Sa façade boursouflée, rouge vive, est percée par des éclairs lumineux, qui sortent notamment des yeux du personnage central, une sorte de Freddy.

Qui parle…

Et à l’intérieur ? Même pas peur… Tout est dans la façade.

Quand il fait beau, on se remet de ses (petites) émotions, naturellement dans un Biergarten. Ici, celui de l’Augustiner, la meilleure bière du lieu.

Pour évacuer le trop-plein, par ici.

Un cornichon pour faire passer? Ils sont à la mesure des Mass de bière.

(pour respecter son intimité, nous avons masqué les yeux de cette malheureuse victime. Non, le concombre n'est pas masqué)

Il ne reste qu’à prendre de la hauteur… au calme, sur la grande roue, dans ses petites cabines-chalet. On monte, et

Petit à petit

On admire la fête, la nuit ;

dont la rumeur s'éloigne...


Ça ne vous fait pas envie ? La Bavaria vous tend les bras.

Ah, zut, la fête est finie depuis lundi soir… L’année prochaine ?