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samedi 8 janvier 2011

Glissements progressifs vers 2011


Rrrrr… Oh, déjà ? Une semaine de 2011, il était temps de se réveiller. Cela dit, je ne dormais pas, j’étais occupé à des activités saines et équilibrées. Et je travaillais vraiment beaucoup. (ici, une activité que je pratique une fois tous les quinze ans).

Mais j’ai tout de même pris le temps de fêter le glissement passage à 2011 à Munich, avec quelques amis. La particularité de la Saint-Sylvestre est la pétarade nocturne. Non par abus de choux – les Allemands sont mithridatisés – mais simplement de feux d’artifices. Tous les supermarchés vendaient de grandes pochettes de pétards et de feux qui sont sans aucun doute interdits aux particuliers en France. A minuit, et pendant plusieurs heures, ils s’y mettent tous à cœur joie. Depuis le balcon de chez mes amis, qui donne sur un jardin entre deux alignements de petits immeubles, si typiques des villes allemandes, nous avons regardé les Munichois jouer avec le feu. Ça pétait partout, ça fusait dans le ciel, ça explosait. C’était un peu Bagdad en direct sur CNN. Au sol, la plupart des habitants (adultes) allumaient feu après feu, pour qu’ils illuminent le ciel, ou la neige qui recouvrait le sol. Certains y étaient encore à trois heures du matin.

Le résultat est que nos Allemands proprets ont laissé une ville des plus sales. Jusqu’à hier, les restes de ces feux du 1er jonchaient la neige fondante et s’amassaient dans les rues : car ils n’ont strictement rien ramassé, les fanatiques du tri sélectif !

Le glissement s’est aussi opéré par le transfert du kitch de Noël vers celui du Nouvel an, dans les vitrines qui y sont accoutumées, comme celle de cette boulangerie, que j’ai déjà abondamment photographiée. J’attends avec impatience le glissement vers le Carnaval.
(une petite parenthèse à propos de glissement : Rutsch, que l’on comprend comme «glissement» vient en fait du Yiddish : rien à voir)

Avant cela, nul doute que, malgré le redoux actuel, la neige ne vienne bientôt recouvrir à nouveau toits et places, arbres et rues, sièges et tables des terrasses. Le général hiver a peut-être la gueule de bois, mais il reviendra.
Quant à moi, comme l’an passé, je ne ferai pas de bonnes résolutions. Les seules annoncées n’ont pas été respectées : c’est leur but. Je sais simplement que cette année ne sera pas entièrement germanique : d’ici là, je compte bien en goûter tous les avantages et en éviter les inconvénients. (zut une rechute)

Que l’année soit douce, festive, enrichissante, joyeuse, selon ce que vous attendez !

jeudi 7 janvier 2010

Un petit glissement vers 2010


On souhaite ici aussi une bonne année, mais il arrive souvent que l’on vous souhaite littéralement « un bon glissement dans la nouvelle année », einen guten Rutsch ins neue Jahr. Avec les bulles du champagne, dans la nuit de la Saint-Sylvestre, on glisse en effet facilement d’une année à l’autre. Il faut supposer que l’expression sert tout autant à présenter ses bons vœux pour l’année à venir qu’à fait allusion à la fête du 31 en elle-même. Ne l’ayant pas passée en Allemagne, je n’en dirai rien, d’autant plus que, désormais, toutes les lumières sont éteintes. Il reste çà et là des soldes, en ordre dispersé car elles sont dérèglementées. Pas de micro-trottoir sur la première heure des soldes : de quoi peuvent donc parler les journalistes ? Des querelles au sein de la coalition au pouvoir, qui s’étripe sur les premiers allègements d’impôt.

Je vous souhaite donc à vous tous un bon glissement progressif vers 2010. Je ne prendrai pas trop de bonnes résolutions, surtout par écrit. Je mettrai, selon l’humeur et le temps disponible, quelques textes en ligne, qui porteront comme en 2008 sur mon séjour munichois, sans forcément que cela reflète le quotidien ou une quelconque chronologie. Devraient donc venir, pour commencer en me contredisant, une page sans rapport aucun avec l’Allemagne, puis quelque chose qui n’est plus trop d’actualité, l’Allemagne à bicyclette et, peut-être, une série en cinquante épisodes sur « vérités et légendes sur l’Allemagne ». Comme j’aurai sans doute d’autres idées et que la vie est pleine de surprises, il est probable que je ne respecterai même pas cet embryon de programme et je m’en réjouis.