25 000 Grecs : la première communauté d’exilés grecs d’Europe se trouve à Munich. Les restaurants grecs sont donc nombreux et les Grecs presque partout. Par exemple dans le quartier où je travaille. Le Hausmeister de l’immeuble était grec. La cantine d’un cours de langues qui s’y trouvait était tenue par sa femme. Ils sont partis, mais le nouveau Haumeister est… une grecque. Le coiffeur qui se trouve un numéro plus loin est tenu par un Grec, qui a aussi une petite société d’import-export, mélanges des genres tout à fait balkanique. Ses employées sont toutes grecques (sauf une).
La communauté s’est organisée : on trouve de répertoires d’entreprises et d’artisans grecs, de clubs de sport, de massage, que sais-je encore, effectués par des Grecs. Il est fort possible de ne travailler qu’avec des Grecs ou qu’entre Grecs. Il y a bien sûr des écoles grecques, vers lesquelles convergent chaque jour des cars de ramassage scolaire, grecs.
Chez le coiffeur, la seule personne non grecque, hongroise, mais très germanisée, me raconte un peu de la vie de la communauté grecque. Elle est très soudée, mais ses membres parlent très mal l’Allemand. Elle me donne l’exemple d’une Grecque, née en Allemagne qui voulait être coiffeuse. Elle est allée faire sa formation en Grèce, pour faire des économies. Puis elle est revenue en Allemagne et n’y a jamais trouvé de travail : sa formation était trop mauvaise (pourtant les Allemands ne sont pas exigeants en la matière) et elle maîtrisait trop mal l’Allemand. Alors que la plupart des employés des salons de coiffure sont étrangers. Mais voilà, les Grecs vivent entre eux et vont à l’école grecque la semaine et non seulement le week-end, comme dans les autres communautés. Les Grecs ne présentent donc pas précisément un bon modèle d’intégration. Mais on ne dit rien, ce sont des Européens. Enfin, pour le moment.
Question intégration, on pourrait en dire autant des Français, mais c’est une autre histoire.
Une amie, amatrice de ce sport en salle, me raconte l’anecdote suivante. Elle discute avec des Allemandes de la même salle où elles steppent (steppisent ? steppationnent ?) ensemble. Ces dernières lui racontent, enthousiastes, qu’elles sont allées en Crète faire un stage de step de quelques jours, pour un prix vraiment günstig. À l’amie qui leur demandait si la Crète leur avait plu, elles n’ont pu répondre que ceci : elles n’ont pas eu le temps de la voir, car elles ont passé tout leur séjour dans la salle de step, pour ce stage intensif.
Voilà où certains Allemands sont conduits par leur fanatique Sparsamkeit («sens de l’économie», mais les mauvaises langues diraient : radinerie) : passer un week-end enfermé dans une salle en préfabriqués à suer sur une marche en plastique, au son de la schlager, alors que dehors, une brise douce souffle sur les oliviers argentés, sur la mer chaude qui miroite dans des petits criques, dominées par des chapelles byzantines, alors que des chaises paillées les attendent à l’ombre, sous des tonnelles où l’on fait griller le poisson et où l’on sert un petit raki bien gouleyant, alors… Arrêtons là, le fond de l’absurde est presque atteint.
Ah l'été! Quel été? il pleut et il fait 15 à 18°. Mais voici comment les Allemands rêvent: au rayon jouets d'un grand magasin. Voici une tête de gondole. Oui, Playmobil vous envoie au soleil, dans les îles grecques, avec un bac qui abaisse sa porte en acier sur le port, avant que voitures et motos ne bondissent vers les pistes, son café du bord de mer et même la police estivale qui ne va pas vous chercher des ennuis, il fait trop chaud! Je vais devoir m'en acheter d'urgence.
Offrons-nous un bref retour en arrière, le mois dernier en Grèce. Voici une petite vidéo filmée sur un des sites archéologiques d'Athènes, celui du Céramique. Il en sera pas pour autant question d'archéologie, mais plutôt des nombreuses tortues qui y vivent. Ce lundi 13 septembre, voici le curieux combat qui m'a intrigué.
Ce n'est qu'un bref moment d'une scène qui a peut-être duré une heure, voire plus. Les tortues ne cessaient de se lancer contre une troisième. Et ça fait des grands "plonk", "plonk", et "replonk"! Pendant les pauses, elles tentent de glisser la tête vers les ouvertures de la carapace qu'elles percutent. Celle-ci a l'air vide, rien ne dépasse. Pourtant, quand on se penche, on croit deviner que de la chair y bouge: il y a un bien un animal dedans. S'agit-il d'une tortue femelle désirant échapper à des congénères mâles en rut et prêts à se faire une tournante? D'une thérapie collective visant à combattre la timidité? D'un animal ayant bêtement squatté une vieille carapace, en butte à l'hostilité de tortues scandalisées par la profanation des restes de l'ancêtre? Avis aux spécialistes!
Au bout de dix jours passés en Grèce, je suis finalement sorti de mon travail pour aller voir si l'Acropole était toujours là. Elle l'est, avec un revenant: le temple d'Athéna Niké (ou plutôt Nikè).
Voilà des années qu'il était démonté, laissant un grand vide à l'entrée de l'Acropole. Et revoilà ce vieil et si gracieux ami qui vient nous séduire à l'entrée de la colline hyper-inspirée. La grâce l'habite, qui nous rend presque supportable la noyade au milieu des groupes de touristes qui piétinent. L'entrée monumentale, les propylées, a été refaite à neuf. Là encore, ça fait lever les yeux et oublier que l'on s'adonne sans joie au tourisme de masse. Un dernier coup d'oeil à Nikè, Encore les yeux au ciel (oui c'est déjà tombé... ça recommencera) Avant de retrouver un autre vieux copain, la star qui n'en finit pas de se refaire lifter, le Parthénon bien sûr. L'on peut ensuite flâner Pour aller rejoindre la modernité, le musée de l'Acropole, qui est descendu Dowtown. Les pervers de tout poil s'y retrouvent soit pour admirer des jeunes hommes nus biensfessus, soit des jeunes Nikè jouant au concours du péplos mouillé, soit profiter des sols de verre, qui peuvent laisser des perspectives intéressantes à qui s'intéresse à la face cachée des choses, comme dit une personne que je connais bien. Non, je n'ai rien vu.
Il ne reste plus qu'à aller satisfaire d'autres vices, en taverne, autour d'un bon vin. Une bon jour en vérité.
Il arrive que Grecs et Allemands se ressemblent. L’idée déplairait sans doute fortement à l’heure actuelle tant aux et qu’aux autres. Les deux peuples partagent cependant au moins un penchant : ils n’ont vraiment pas peur que le kitch ne leur tombe sur la tête. Cela se voit, par exemple, sur les tenues féminines : Allemandes et Grecques osent ce que les Françaises n’oseraient pas, à juste titre pensent les Français. Cela dit, en matière de kitch, les Grecs sont un peu plus audacieux. On pourrait en donner des multiples exemples, mais je me limiterai à deux.
Voici l’extraterrestre de Roswell en train d’être disséqué, qui agrémente
tout simplement une boutique de vêtements d’Athènes, quelque part entre Exarchia et Kolonaki.
Je garde le pire pour la fin, avec ce panneau planté sur une plage de Poros, la (mal ?)nommée « Love Beach », qui pousse le kitch jusqu’à une étonnante vulgarité. Mais j’ai la faiblesse de croire qu’elle conviendrait parfaitement à certains touristes allemands – disons, pour être simpliste, les lecteurs de Bild – qui la trouveraient amusante. Vous ne me croyez pas ? Voici le petit papier que nous avaient glissé des voisins allemands lors d’une soirée à l’Oktoberfest, hilares et fort contents d’eux.
La Grèce ne vit tout de même pas l’apocalypse (c’est pour 2012) et je voudrais juste finir sur ce thème par une note plus colorée. Certes, j’y était pour travailler, mais j’ai pu effectuer un petit séjour sur une île, un bref aller-et-retour à Poros, île qui effleure le Péloponnèse, non loin d’Athènes. Il est facile d’y passer la journée en utilisant les petits hydroglisseurs que sont les « Fliying Dolphins », dont le design fleure bon le début des années 1960, vu du côté soviétique ; on se croirait dans un petit avion de l’Aeroflot. Pour un plaisir de bateau, bercé par le « doug-doug » d’un moteur, il vaut mieux compter sur les petites embarcations qui franchissent le bras de mer séparant Poros du continent.
La petite ville est situé sur un éperon de l’île, en quelque sorte une presqu’île dans l’île. Les maisons blanchies à la chaux font penseraux Cyclades, surtout au printemps, lorsque fleurissent les glycines et que le soleil découpe le sombres dans les petites rues, fort heureusement encore calmes. Comme toujours, l’amateur de géométrie y est en joie, les cubes des maison s’étageant autour des escaliers et le ciel étant découpé par des faisceaux des câbles électrique que personne n’a jamais dû songer à enterrer.
Il reste encore quelques pêcheurs, si l’on en juge par les bateaux qui bordent le front de mer sur toute la baie.
L’île est très vertes, très boisée, ce qui est plutôt rare. Elle comporte peu de plages, mais il en est de fort agréables, comme dans cette crique où est située une « love-beach » – nom qui n’augure rien de bon en haute saison. Il est très probable que cette petite île, très proche d’Athènes, doit être bondée et pénible l’été.
Dans ce cas, on reprend vite fait le « Flying Cat », version surdimensionnée, rapide, moderne et malheureusement climatisée des vieux Flying Dolphins.
La Grèce ne se résume pas à la très grave crise qu’elle traverse et il serait mensonger de réduire un séjour là-bas à une lente descente en désespoir. La Grèce offre aussi la fête des sens pour qui les a un peu en alerte. L’habitant de la Germanie y découvre le printemps en avance, et un printemps très vite estival. Le parfum de la fleur d’oranger alors envahit les rues d’Athènes, surtout à la tombée du jour, si propice au développement des odeurs. Car Athènes est massivement complantée d’orangers – ce sont des oranges amères, guère consommables immédiatement. Quant à l’estomac, il est vite satisfait par les innombrables tavernes à bas prix, où l’on mange en plein air, sous les branchages, en respirant ces délicats parfums. La nourriture y est certes moins raffinée : simple, rustique, abondante, elle obéit au principe universel « mets de l’huile ! » et rassasie vite l’estomac du travailleur même acharné. L’aspect n’en est pas toujours engageant, comme vous le voyez sur cette photo d’une « marmite de la grand-mère », spécialité d’une taverne de Poros. Cela paraît bien kitsch et peu appétissant. Mais il ne s’agit que de viande de porc cuite dans une sauce huile-tomate dans un petit caquelon, surmontée de frites elles-mêmes recouvertes d’une belle masse de fromage fondue. Aussi étonnant que cela paraisse, c’est fort bon.
Autre sujet d’étonnement, ces énormes croissants et pains au chocolat, que l’on croirait gonflés à l’hélium ou fabriqués à Tchernobyl. Immondes, ces monstres ? Délicieux, au contraire ! Ici, on aime le copieux, le gros modèle, le plat opulent, voilà tout. La cuisine n’est guère moléculaire et fort peu moderne. Elle nourrit et vous dispense d’une inutile succession de plats, voire de plusieurs repas. Il arrive même que ces énormes mets soient tout de même d’emblée appétissants : ainsi de cette brioche, le tsouréki, traditionnelle ici au moment de Pâques, qui doit bien mesurer ses 40 cm de long. Elle est d’un goût subtil, souvent légèrement parfumée à la fleur d’oranger.et recouverte d'amandes effilées. À mon sens, elle remplacerait avantageusement la production de la plupart des boulangers français. Pour le goût, small n’est pas forcément beautifull.
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Pour le facile jeu de mot sur la graisse, vous trouverez ici un dessin de Martin Vidberg qui en fait le meilleur usage.
La chancelière a bien fait traîner les choses avant d’accepter de contribuer (un peu) à l’aide en faveur de la Grèce, puis d’être contrainte de participer à un plan général de sauvetage (le mot est peut-être exagéré) de la zone euro. Il est assez probable que ses tergiversations ont contribué à aggraver la crise et ont pour effet d’obliger l’Allemagne, qui ne voulait pas payer, à payer bien plus encore. Il fallait s’y attendre, mais Cassandre ne peut s’en réjouir, tant la potion va être amère, pour les Grecs bien sûr, mais aussi pour tous les Européens. Il y a fort à parier que les équipes au pouvoir en profiteront pour continuer de liquider un peu plus les services publics et le malaimé État-providence. Pendant ce temps, les affaires continuent.
Merkel fondait son attitude sur une hostilité d’une majorité d’Allemands à cette aide philhellène. Cette hostilité était bien palpable, j’en ai eu plusieurs témoignages assez irritants. voir aussi ici) La chancelière craignait aussi de perdre les élections dans l’important Land de Rhénanie-Westphalie, dont la conséquence est la perte de sa majorité dans la chambre fédérale du parlement, le Bundesrat. Bref, elle agissait aussi par démagogie et calcul politicien, quitte à attiser l’incendie et à mettre l’Europe à genoux. Les élections ont eu lieu dimanche : le parti de la Chancelière, la CDU, les a magistralement perdues (10 points en moins). La gauche (surtout les verts, bien moins le SPD, un peu Die Linke) formera le prochain gouvernement local et Merkel a perdu sa majorité au Bundesrat. Elle a choisit l’irresponsabilité démagogique pour éviter la défaite électorale. Elle a et l’irresponsabilité et la défaite. Tout cela se passe à Berlin, non à Munich.
Avril fut donc grec. Je m’en suis allé avant l’implosion actuelle, mais le climat y était déjà sombre. Depuis mon dernier séjour, il y a un an, la misère a explosé, si j’en juge par l’envahissante mendicité, ou par les innombrables vendeurs à la sauvette qui occupent tous les trottoirs du centre et des grandes rues. Dans le métro, on se fait régulièrement dépouiller : mon portefeuille doit faire les délices d’un voleur, d’autres ont essayé de réitérer le coup au moins deux fois. Parmi les gens qui vivent en Grèce que je connais, il n’en est pas un qui ne se soit fait voler, fracturer sa voiture, voire agresser. Les voleurs agissent en petite bande, vous distraient, pendant ce temps, ouvrent les sacs, à la main, ou à l’aide d’une lame. Bien souvent on ne s’aperçoit de rien, bravo les artistes ! On dira que ces gens là ne sont pas Grecs. Le fait est que les vendeurs à la sauvette se répartissent entre Africains (les sacs, les vêtements) et Sri Lankais ou Pakistanais (les jouets, les lunettes, les babioles…), mais ils vendent, ils ne volent pas. Les Albanais, comme les Roms, sont régulièrement accusés des vols et des cambriolages, mais les Grecs les détestent... A mon sens, les meilleurs voleurs sont les taxis athéniens, tous Grecs. Quand bien même les vols et la mendicité seraient l’œuvre des nombreux immigrés qui vivent à Athènes, leur explosion estbien le signe qu’il ne leur reste que cela pour survivre, qu’il y a de moins en moins de travail pour eux, de ces innombrables petits boulots dont ils vivaient. C’est un des indices de ce que ce pays s’enfonce, s’il en était besoin.
L’éruption sociale actuelle, le climat par moments quasi-insurrectionnel, repose sur une tension ancienne et palpable ce printemps, mais déjà, aussi, l’an passé. Les heurs entre la police et les manifestants, disons de l’extrême gauche, surtout anarchistes, ont toujours été d’une grande violence, et ce des deux côtés. Cette rue, dans le quartier d’Exarchia, entre la colline du Lycabette et le Musée national, se trouve dans le quartier tenu par les anars. Elle a été rebaptisée par eux du nom de l’adolescent tué par une balle de la police en décembre 2008, lors - déjà - de violentes échauffourées dans le quartier.
Une plaque en marbre a même été édifiée à l’endroit de sa mort, comme une plaque officielle.
Ce quartier, longtemps à l’abandon, un peu pourri, est rempli de squats, mais aussi de façades délabrées, vite mises à profits pour peindre de grandes fresques protestataires, dont voici quelques exemples (en haut et ci-dessous).
Plus amusant, plus bon enfant est l’ambiance qui règne sur une friche, qui a été reconquise par les autonomes du quartier pour en faire un jardin participatif. Un petit quartier de maisons est ainsi devenu verdoyant, grâce à l’apport de terre, de plantes, à un arrosage régulier. Des bancs, des tables, des jeux d’enfants y ont été installés. Au centre du jardin communautaire se trouve une bicoque qui fait office de café.
Les habitants du quartier ont conquis un terrain à l’abandon, sur lequel, ils n’ont, bien sûr, aucun droit de propriété. Mais qu’est-ce que la propriété en Grèce, pays qui en connaît la plupart du temps pas de cadastre ? Au moins a-t-on évité une décharge sauvage et créé un petit poumon vert.
Voilà qui est en tout cas symptomatique du rapport des Grecs avec la chose publique, en particuliers dans les milieux autonomes ou anarchistes. La violence en participe. Mais il faut bien se rappeler ce qu’est l’État en Grèce. Ce fut, jusqu’au début du XIXe siècle, un État étranger - l’Empire ottoman. Puis un État très instable. Une dictature dans les années 1930, une autre au milieu du XXe siècle, après une sanglante guerre civile et une non moins sanglante répression. La démocratie n’existe que depuis 1974, mais la méfiance vis-à-vis d’un État, qui est encore passablement corrompu, et dont la police est violente, demeure très forte.
Et comme l’impression est que ceux qui souffrent le plus vont le plus payer pour les drastiques mesures d’austérité, ce n’est pas prêt de changer.
Bien décidé à aller dépenser des euros allemands pour nourrir l’économie grecque, j’ai pour la première fois testé l’aéroport de Munich. Presque flambant neuf, il se compose deux ensembles des bâtiments où le verre domine, répartir autour d’une place, elle-même abritée par un très vaste toit, qui veut sans doute évoquer des voiles ou des ailes. On n’est guère saisi par l’esthétique de l’ensemble, mais Munich n’est pas et ne sera sans doute jamais un phare de l’architecture contemporaine. L’endroit est néanmoins clair, bien organisé et fonctionnel. Naturellement, il est fourni d’une multitude de débits de boisson et de restaurants, sans compter les coiffeurs et autres endroits qui vous offrent des massages relaxant – ce qui constitue un indice clair du public fréquentant ordinairement le lieu.
Tout est aussi prévu pour accélérer la circulation dans l’aéroport, sans dommage pour le personnel, ou pour les handicapés qui peuvent utiliser ces étranges véhicules répartis dans tout l’aéroport. Voilà qui donne envie de jouer aux auto-taponneuses.
Nous sommes chez Motörhead, et cela se voit encore plus lorsque l’on tombe sur cette étrange publicité pour BMW, qui s’éclaire si l’on passe devant…
Tout est néanmoins centré sur la compagnie nationale, la Lufthansa. Enregistrement rapide, attente agrémentée de café gratuit à volonté, d’une multitude de journaux, avions à l’heure… Que demander de plus ? Tout simplement qu’ils changent de fournisseur pour les repas servis à bord, au moins aussi médiocres que ceux d’Air France.
L’aller fut sans encombres et j’atterris même un peu en avance a l’aéroport Elevthérios Vénizélos (ais-je besoin d’en préciser la localisation ?). Quant au retour, j’eu la chance de passer après que se soient (presque) dissipés les nuages de l’Ay…, l’Ey…, enfin, vous voyez, le machin, le truc islandais mal ramoné qui a mis la pagaille dans le ciel européen. Un peu entre les nuages.
Ce ne fut pas le cas de tout le monde et l’on voyait dans l’aéroport de Munich bien des endroits où étaient ainsi entreposés et gardés les bagages des pauvres voyageurs en transit, un transit bien indigeste supposais-je.