Affichage des articles dont le libellé est architecture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est architecture. Afficher tous les articles

mercredi 17 août 2011

Ecran noir en nuit noire: débuts

Un miracle: je suis allé hier soir au cinéma en plein air. Le miracle tient au fait que cette envie me tenaille depuis l'été 2010, mais le temps étant infect et mon travail m'absorbant tous les jours jusque très tard... C'était mal parti.

Le soleil est enfin venu (revenu serait un bien grand mot). A l'heure du dîner, la température était encore douce dans l'Olympiapark. Ce fut l'occasion d'admirer pour la première fois l'architecture du BMW Welt, intéressant bâtiment sous toutes ses coutures. Presque deux ans pour le voir... Je ne dirais pas que j'ai honte, car le moteur pétaradant ne me fait pas rêver. Mais le musée est bien planté, à quelques pas de la tour de la télévision, qui domine les pics, les toiles des bâtiments du parc olympique. Sur place, on peut grignoter (extase culinaire néanmoins impossible) avant de s'allonger dans une chaise longue. On attend que la nuit tombe, à la lumière de la piscine voisine. Noir sur noir, ce n'est pas facile en photo: cela donne théoriquement cette impression.
Au programme: Beginners de Mike Mills, un joli film, fin, sensible, drôle et émouvant, intelligemment construit. Une belle soirée.

Et aujourd'hui? Ce soir, la température est vraiment estivale, mais je travaille...

dimanche 31 juillet 2011

Subway in München

La station de métro Westfriedhof a été refaite il y a peu. On s'y sens ailleurs, loin du décor très 70's des autres stations du métro munichois.

Une ambiance à la Subway, mais sans Christophe Lambert (à cette époque, il pouvait passer pour un acteur), ce qui est un autre bon point à porter au crédit de l'endroit. Ou alors une ambiance à se battre au sabre laser.

Pourtant on a gardé ce vieil affichage,
auquel je trouve bien du charme.

Je retournerai bien dans cette station rien que pour le plaisir. Les gens ne vont pas assez souvent se faire ensevelir au Westfriedhof.

mardi 8 mars 2011

Le jardin merveilleux



Il est un passage discret, entre l’Amalien- et la Türkenstrasse, l'Amalienpassage. Il serpente entre une série d’immeubles modernes, édifiés lors d’une vaste opération immobilière qui avait alors fait scandale. Leur esthétique est discutable, mais l’endroit, avec ses successions de cours, arborées, illuminées jusqu’en janvier, ne manque pas de charme. On y trouve nombre d’endroits où manger à prix modiques, un inévitable imbiss asiatique, un épicerie-imbiss bio, la « Terre mère » (Muttererde), un Japonais, etc. Dans la dernière cour, l’été, on voyait le coiffeur, Hilda, se refaire les ongles sur un fauteuil au soleil. On aurait pu se croire à Berlin. Son successeur est hélas moins pittoresque. Cette cour recèle un restaurant français, forcément gastronomique, à l’addition de facto astronomique.
Un peu plus loin, côté sud, des arbustes et d’innombrables pots de fleurs, de plantes décoratives dessinent sur la pavé un petit jardin paisible où les tables invitent à aller goûter le soleil. C’est le Gartensalon, un petit restaurant-salon de thé ouvert par l’association d’une artiste et d’une cuisinière (voir ici leur site). C’est une bonbonnière où chaque détail a été pensé, broderie des coussins des chaises, décor des murs, pétale de fleur sur les parts de gâteaux, etc. Le kitch n’est jamais loin, mais il est désarmé par une forme de poésie, de fraicheur, d’inventivité et d’humour. On y mange pour des prix fort modiques des plats toujours originaux et vraiment savoureux. Point de grosse-saucisse-patates ou choucroute, mais des choses plus légères : currys (délicieux, mais un peu trop récurrents...), soupes, gratins de légumes. Les plus affamés peuvent goûter d’énormes pommes de terre agrémentés de Brotaufstricht très originaux - en français, on devrait dire « pâte à tartiner », ce qui est réducteur et guère positif. Par ailleurs, on nous propose régulièrement des pâtes, des formidables lasagnes (à la viande), etc. Tout cela à base de produits frais, très souvent bios. Un formidable choix de boissons où tout est original (même le choix des bières). Le meilleur est sans doute dans les gâteaux, des délices dont le choix est renouvelé tous les jours. Dans ce domaine, l’inventivité et la science des alliages de goûts est portée très haut. On sort sans regrets et avec joie des sempiternels Käsekuchen (que j’adore pourtant). J’y ai goûté les meilleurs gâteux de Munich.
L’endroit est à la fois simple et raffiné, l’accueil est charmant. Ces dames ont sans cesse de nouvelles idées, comme les soirées WM (coupe du monde football), avec le WM-hotdog (bio, bien sûr, et très bon), ou les dimanches après-midi anglais : projection d’un film adapté d’Agatha Christie, avec thé, scones et gâteaux. La contrepartie est que l’endroit est souvent pris d’assaut.
On aura compris que j’aime beaucoup cet endroit et que ce n’est pas à cause de sa fréquentation très féminine.

samedi 11 décembre 2010

Et hop !



Voici une curiosité photographiée à Munich, dans la Schellingstraße en septembre dernier. Un banal échafaudage à première vue. Certes, sa géométrie est très graphique, mais cela justifie-t-il une photo ? Regardons d’un peu plus près.

L’échafaudage ne repose sur rien. Il ne touche pas le sol. Les ouvriers qui le montent sont suspendus dans les airs. L’explication est simple : tout tient par la pression entre les deux immeubles voisins, comme une bête tringle à rideau de douche. Voilà qui n’étonnera guère les ingénieurs. Il n’empêche, cet entrelacs de barres métalliques qui flotte en l’air incite à la rêverie.

dimanche 24 octobre 2010

Encore une longue nuit

Samedi dernier, je suis reparti, comme l’an passé, pour la « Longue nuit des musées de Munich ». Un bel événement, qui permet, avec un seul billet, de visiter 80 musées, d’assister à des concerts de toute sorte, tout en étant transporté gratuitement.

Pour commencer, un petit tour au Deustches Museum s’est imposé, ne serait-ce que pour en goûter l’étrange atmosphère, lorsqu’un bar est installé au milieu des avions de guerre. J’ai ensuite profité de la noria de voitures de collections qui partaient du musée. Cette année, ce fut encore une américaine, une Studebaker verte.

Je laisse ici une petite vidéo de très médiocre qualité – le noir et la pluie automnale n’arrangeant rien. Mais vous pourrez au moins écouter le doux ronron de son moteur.

La voiture nous conduit sur l’autre site du musée, les Verkehrsmuseum. Toujours aussi beau, j’en parlerai peut-être une autre fois. Entre les trains, les trams et les voitures, nous avons eu droit à une animation bien sérieuse, une série d’exposés sur la sécurité au volant : ainsi les dangers du tonneau, ou comment sortir d’une voiture couchée sur le toit.

Cela s’est achevé par une déconcertante chanson avec des filles sans tête qui s’agitaient comme des poulets.

Le musée domine le site du Theresienwiese, où se tenait deux semaines plus tôt l’Oktoberfest. On pouvait librement le traverser, dans un étonnant silence, sous une discrète bruine. Les installations sont longues à démonter. Aussi pouvait-on encore admirer de près le bœuf en broche qui servait d’emblème à la tente de l’Ochsenbraterei. Descendu de son piédestal, il gisait là, attendant qu’un camion ne l’emporte pour un sommeil d’un an. On traversait aussi les gigantesques carcasses des tentes, ouvertes, désertes, comme dans un cimetière d’éléphants.

Non loin de là se trouve une église néogothique, Saint Paul, l’étape suivante. Pour une fois, les architectes n’ont pas versé dans la surenchère flamboyante, mais adopté une certaine sobriété qui, la nuit, la rend particulièrement lénifiante.


Un petit saut vers le nord nous a transporté dans un autre monde à tous points de vue : la Pinakothek der Moderne, le musée d’art contemporain. Tout n’y est pas passionnant, surtout pour le très contemporain, mais il possède une assez belle collection de peintures, des Picasso, Max Ernst, un peu de Blaue Reiter, pas mal d’expressionnistes, etc. Le sous-sol est consacré au design : on y accède par un grand escalier fort bien éclairé, qui donne une bonne idée de l’esprit du musée.

Le clou de la visite est le musée lui-même. Il s’articule autour d’un vaste hall immaculé muni d’un haute coupole. Cet espace est très réussi. Le plaisir de la déambulation a été pour moi la celui de la découverte du bâtiment bien plus que des collections. Enfin un monument d’architecture contemporaine réussi à Munich !

Pour finir, entre minuit et deux heures, je me suis offert un autre contraste avec le musée de la ville, dans un vieux bâtiment trapu. S’y tient l’exposition sur l’Oktoberfest dont j’ai parlé dimanche dernier. Il ne restait alors, les jambes lourdes, un peu fourbu, les yeux illuminés par une belle soirée, qu’à se laisser aller dans un taxi qui glisse en silence sur la chaussée mouillée, en savourant à l’avance la longue grasse matinée qui s’ensuivra.

jeudi 6 mai 2010

Au loin s’en vont les nuages


Bien décidé à aller dépenser des euros allemands pour nourrir l’économie grecque, j’ai pour la première fois testé l’aéroport de Munich. Presque flambant neuf, il se compose deux ensembles des bâtiments où le verre domine, répartir autour d’une place, elle-même abritée par un très vaste toit, qui veut sans doute évoquer des voiles ou des ailes. On n’est guère saisi par l’esthétique de l’ensemble, mais Munich n’est pas et ne sera sans doute jamais un phare de l’architecture contemporaine. L’endroit est néanmoins clair, bien organisé et fonctionnel. Naturellement, il est fourni d’une multitude de débits de boisson et de restaurants, sans compter les coiffeurs et autres endroits qui vous offrent des massages relaxant – ce qui constitue un indice clair du public fréquentant ordinairement le lieu.


Tout est aussi prévu pour accélérer la circulation dans l’aéroport, sans dommage pour le personnel, ou pour les handicapés qui peuvent utiliser ces étranges véhicules répartis dans tout l’aéroport. Voilà qui donne envie de jouer aux auto-taponneuses.

Nous sommes chez Motörhead, et cela se voit encore plus lorsque l’on tombe sur cette étrange publicité pour BMW, qui s’éclaire si l’on passe devant…





Tout est néanmoins centré sur la compagnie nationale, la Lufthansa. Enregistrement rapide, attente agrémentée de café gratuit à volonté, d’une multitude de journaux, avions à l’heure… Que demander de plus ? Tout simplement qu’ils changent de fournisseur pour les repas servis à bord, au moins aussi médiocres que ceux d’Air France.

L’aller fut sans encombres et j’atterris même un peu en avance a l’aéroport Elevthérios Vénizélos (ais-je besoin d’en préciser la localisation ?). Quant au retour, j’eu la chance de passer après que se soient (presque) dissipés les nuages de l’Ay…, l’Ey…, enfin, vous voyez, le machin, le truc islandais mal ramoné qui a mis la pagaille dans le ciel européen. Un peu entre les nuages.

Ce ne fut pas le cas de tout le monde et l’on voyait dans l’aéroport de Munich bien des endroits où étaient ainsi entreposés et gardés les bagages des pauvres voyageurs en transit, un transit bien indigeste supposais-je.