Affichage des articles dont le libellé est printemps. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est printemps. Afficher tous les articles

mardi 26 avril 2011

A poil !

Avec le soleil printanier, les Munichois laissent tout tomber, vestes, écharpes et chapeaux. Ils se promènent en tee-shirt, petits débardeurs, pantalons de lin, pantacourts, shorts, mini-jupes, laissent les pieds nus se prélasser dans des sandales, voire des tongs de plage. S’il ya quelques adeptes du magnifique couple chaussettes-sandales, la majorité opte pour les ripatons à l’air.

La photo a été prise ce matin, dans le métro. Précisons que la température matinale est de 6° et que l’on annonçait des maximales de 17°, sans compter de possibles orages. Les Allemands sont bien des nordiques. Je me demande, avec intérêt, quelle tenue ils pourront bien adopter si les températures estivales atteignent les 35°.

samedi 23 avril 2011

Non ma fille tu ne danseras pas ce soir


Le printemps devient estival - 25 degrés à l'ombre... La ville est parée de soleil et de décorations de Pâques, œufs et lapins à foison (ici une vitrine d’une librairie de mon quartier).
On envie de faire la fête. C’est pourtant impossible d’aller danser, ni hier vendredi, ni ce soir samedi, et ce dans toute la Bavière. L’interdiction (Tanzverbot) est très contestée à Munich, ville où l’on ne rate jamais une occasion de s’amuser – boire, manger, chanter et danser. Mais le gouvernement est entre les mains d’une majorité chrétienne conservatrice qui a maintenu cette vieille loi – qui a des applications comparables ailleurs en Allemagne. Elle est un peu détournée (voir ici pour les gays et un article plus détaillé), mais reste en vigueur et largement appliquée. On ne plaisante pas plus avec la religion qu’avec la bière, tant pis pour les esprits forts et sobres.

mardi 19 avril 2011

Eden Park

Le printemps est vraiment là cette année. Il ne joue pas les timides, comme l'an passé. Il a très tôt vaincu le général hiver par KO.
Du coup, le dimanche (ici il y a 10 jours), tout Munich se précipite dans les parcs et jardins, notamment dans le plus grand et le plus fameux, le très étendu Englisher Garten. La foule qui s'y masse fait penser à un Woodstock sage et familial.

Plus on s'éloigne vers le nord, plus on a de la place - en dehors des Biergarten... On peut même faire semblant de faire du sport sur le petit lac central, en zigzaguant entre les oies et les canards. On peut même y constater à quel point la femme allemande est moderne: elle rame.

jeudi 17 mars 2011

Le printemps...

Ayant l'esprit de contradiction, je parle du printemps alors qu'il n'est pas encore officiellement investi dans sa fonction. Qui plus est devant un ciel gris et bas, après deux journées de pluie. Mais voilà, les bourgeons se poussent du col, les forsythias éclatent et les corbeaux, si nombreux en hiver, s'en retournent coasser vers les steppes d'où ils étaient venus se réchauffer ici pendant l'hiver. Ils sont remplacés par les merles et les mésanges qui chantent déjà le redoux. Le mois de mars a été jusque là bien agréable, plutôt ensoleillé. Au fond, l'hiver, après un début en fanfare neigeuse, en décembre, fut clément, bien plus que l'an dernier. cela confirme une intuition de l'an passé (ici): les chamans sibériens, qui nous annonçaient le pire hiver depuis des décennies, sont des charlatans. On connaît la formule: un chaman comme un arracheur de dents.

*

La température politique est estivale, avec les élections du printemps (dans dix jours dans deux Länder), le changement de ministres, la querelle sur le nucléaire, alimentée par ce que vous savez, etc. Mais il règne une plus grande unanimité en politique étrangère: les Allemands semblent dans leur immense majorité ne pas avoir à lever le petit doigt dans la question Libyenne. Pour une fois, le ministre des affaires étrangères, le comique Westerwelle, pourrait être populaire. Pour le dire vite: les Allemands ne veulent ni donner leurs sous (souvenez-vous de la Grèce) ni se mêler d'une quelconque guerre. Et puis la Libye, c'est loin. Khadafi n'a même pas planté sa tente à Berlin, alors... Égoïsme d'une nation riche qui a tendance à n'en faire qu'à sa tête? Sagesse de ceux qui voient la difficulté concrète d'une intervention et l'incohérence de ses promoteurs - quid de la Côte d'Ivoire, du Yémen ou de Bahrein? Ou simplement traumatisme, si vivace, de la seconde guerre mondiale, qui nourrit ici un net antimilitarisme et un puissant pacifisme, alimenté par le bourbier afghan? Il y a sans doute un peu de tout cela (un courte mais bonne analyse ici), mais ce n'est guère glorieux. Il est tout de même quelques voix critiques, encore la Suddeutsche Zeitung (ici et ), qui aime bien se payer la tête de "l'incroyable Guido" (voir ...).