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vendredi 3 juin 2011

Au travail!

Il n'y a pas que les tomates dans la vie. Quant à la rêverie d'hier, elle se fonde sur le calendrier qui domine mon bureau. Mais je ne fais pas qu'y rêver. La preuve, récente.

Oui, oui, je vais ranger.

jeudi 2 juin 2011

Là haut sur la montagne

Le chemin aboutit sur un petit replat qui porte ce chalet d’alpage. Satisfait d’y être parvenu, on s’assied sur les blocs qui servent de seuil, au milieu des fleurs du printemps. On pose le sac à dos, essuie la sueur du front. On souffle. Il faut chasser quelques mouches qui goûteraient bien à ce qui trempe le tee-shirt. L’air est frais dans le dos mouillé.

L’attache de la gourde tinte sur le métal avant que l’eau ne coule dans le gosier desséché. Après la montée, il fait grand faim. Une tomate fraîche est entamée à pleine dents, qui goutte sur le sol. On sort le couteau, dont on déplie la lame pour couper dans le gros pain blanc. Puis le saucisson sec, que l’on glisse entre deux tranches, avec un cornichon, soigneusement enveloppé dans de l’aluminium. Rustique, dense, le sandwiche artisanal occupe incisives et molaires un bon bout de temps. On regarde des abeilles voler entre les fleurs. Une colonne de fourmis qui se charge de recycler nos miettes. Des petits oiseaux filer, par à-coups, vers les sapins en contrebas. Un lézard immobile sur une pierre brûlante. Les nuages passer doucement dans le ciel bleu vif.

Les muscles un peu las, on se demande si un jour on pourra à nouveau tutoyer les glaciers et les parois si nues qui nous dominent, en face, écrasants et si attirants. On rêve de là-haut.


Mais il faut bien laisser ce joli calendrier pour replonger dans le travail.

mercredi 1 juin 2011

Vivons dangereusement

Après la vache folle, le poulet cacochyme et le cochon tueur, voici la bactérie qui venait du concombre. Et après? Le thon radioactif? Le poulpe fiction?

En attendant, ici, c'est la panique. Comme une collègue française mangeait ses tomates, une collègue allemande s'est écriée que c'était très dangereux, quelle témérité! Les médias regorgent de rapports inquiets sur les progrès de la bactérie. Elle a atteint la Bavière..

Je vis moi aussi dangereusement avec, au menu de ce soir, celle qui voulait se faire aussi grosse qu'un bœuf:
sa majesté la tomate Ochsenherzen. Dont une partie a fini en tomate-mozzarella (di buffala, cela va de soi).
On verra bien si je donne bientôt des nouvelles. J'ai également de la salade dans mon frigo. Quelle témérité!