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dimanche 31 juillet 2011

Subway in München

La station de métro Westfriedhof a été refaite il y a peu. On s'y sens ailleurs, loin du décor très 70's des autres stations du métro munichois.

Une ambiance à la Subway, mais sans Christophe Lambert (à cette époque, il pouvait passer pour un acteur), ce qui est un autre bon point à porter au crédit de l'endroit. Ou alors une ambiance à se battre au sabre laser.

Pourtant on a gardé ce vieil affichage,
auquel je trouve bien du charme.

Je retournerai bien dans cette station rien que pour le plaisir. Les gens ne vont pas assez souvent se faire ensevelir au Westfriedhof.

mercredi 23 février 2011

Ponctualité, mon…

Je crois avoir vanté la ponctualité et la régularité des métros et dans une moindre mesure des trains allemands, certes avec nuances, mais il était clair dans mon esprit que le cliché n’était pas très éloigné de la réalité (ici). Mais voilà, le déclin a saisi l’Allemagne.

L’hiver, arrivé assez tôt, a provoqué une pagaille mémorable. La neige était trop abondante. À Munich-même, outre les compréhensibles problèmes avec le S-Bahn, qui circule souvent en surface, le métro a subi au moins sur ma ligne des perturbations quasi-parisiennes : rames très souvent annulées, horaires jamais respectés, arrêts entre les stations et tout cela à peu près sans explications. Le mois de décembre a été de ce point de vue un peu pénible.
En réalité, c’est toute l’Allemagne qui a été touchée. Tant la circulation des avions que celle des trains a été un cauchemar pour tous les voyageurs. Si même les Allemands ne savent plus gérer l’arrivée de la neige, on ne s’étonne guère que quelques flocons génèrent en France la panique. Mais ne faut-il pas plutôt admettre que la technique a ses limites et que la neige, c’est bien joli, mais, on avance moins vite quand elle abonde ?
Voici la Deutsche Bahn dédouanée ? Que nenni, car même sans neige, les problèmes sont récurrents. J’en ai encore fait l’expérience en allant à Münster (). Le train s’est arrêté pour une panne de signalisation. J’ai naturellement raté ma correspondance. Le train suivant avait lui aussi du retard. Idem pour le premier que j’ai pris pour mon retour le lendemain. Ces retards sont en réalité récurrents. Il semble que la DB n’aie pas assez investi dans le matériel et qu’elle tire un peu sur les coûts. Le résultat en est une série de pannes, et de nombreux retards, multipliés par la complexité du réseau allemand. En outre, l’ICE, pour beau et confortable qu’il soit, est loin d’être aussi rapide qu’il aurait dû l’être. Le TGV garde de ce point de vue – et seulement de ce point de vue – une longueur d’avance.
Le gouvernement promet d’investir. Mais d’ici là, nous attendons la ponctualité germanique.

*

PS : 1) Une grève générale (pangermanique) des conducteurs de train a commencé lundi. Je rirais si j'arrive à attraper le train que je dois ce jour...
2) Les curieux ou les censeurs sourcilleux qui ont été intrigué par le titre doivent aller ouvrir leurs oreilles ici:


jeudi 9 décembre 2010

Munich, ville de tous les dangers

Règlement de comptes à OK LMU

Hier, le quartier de l'université, où je travaille, était en émoi. 60 policiers, escortés par des ambulances, bloquaient dans la matinée la Schellingstrasse et les bâtiments de l'université (LMU). Un homme armé était dans la cafétéria et l'on craignait sans doute un massacre. Il s'avère que c'était simplement un doctorant qui venait rencontrer son directeur de thèse (ici). Armé. Qui veut encore devenir professeur d'université?

*

Encore les délinquants étrangers

En 2009, un groupe d'adolescents suisses allemands en visite à Munich y avait tabassé des passants, pratiquement à mort. Ils viennent d'être condamnés à de lourdes peines de prison.

Mais voici que d'autres de leurs compatriotes font parler d'eux. Hier soir avait lieu à Munich le match FC Bayern-FC Basel (Bâle), comptant pour la ligue des champions. Les supporteurs bâlois sont réputés pour leur agressivité. Ils étaient attendus: plus d'un millier de policiers étaient déployés depuis le matin, dès les quais de la gare centrale (voir ou encore ici). Les ultras de Bâle ont provoqué dans l'après-midi une énorme pagaille dans le métro,l a police a dû massivement intervenir, au prix de sérieuses perturbations et de quelques dégradations (3-0 pour le Bayern, non mais).
Il est piquant de constater que ce sont les Suisses allemands qui ont fait le succès du récent référendum sur les délinquants étrangers et l'on parierait volontiers que ceux qui venaient mettre le feu à Munich ont dû y contribuer.

samedi 25 septembre 2010

La grève !

Chers amis français et notamment parisiens, vous n’êtes pas des privilégiés: la grève des transports existe aussi à Munich. Depuis hier matin, un petit syndicat (minoritaire, comme on dit), a lancé une grève (Streik) surprise dans les transports de Munich, d’Augsbourg et de Nuremberg. J’ai un peu du mal à comprendre les raisons précises du mouvement : il s’agit en tout cas d’une querelle qui concerne, me semble-t-il, l’organisation du temps de travail, et notamment les pauses. Le désaccord dure depuis plusieurs semaines, et la grève était attendue.

Mais elle n’a été annoncée qu’à 4 heures du matin. Cette absence de préavis, comme le moment choisi, en plein milieu de l’Oktoberfest, avec ses centaines de milliers de visiteurs quotidiens, fait s’étrangler politiques et éditorialistes. « Un attentat contre le Wiesn ! ». Si, vu de l’extérieur, le moment paraît bien délicat, il est idéal pour un rapport de forces, tant la grève est a priori gênante. Je n’en dirai pas plus, ne maîtrisant pas du tout les tenants et les aboutissants de ce conflit. Je n’ai pas non plus l’habitude de jeter des pavés au grévistes, même pour une grève « de riches ».

Il faut dire que ses effets ne sont pas atroces. Le temps nécessaire à un déplacement est bien plus long ; c’est une surprise dans une ville où les transports fonctionnent si bien. Le contraste est désagréable. Mais, pour un Parisien, ce n’est vraiment rien. Reste à savoir si les grévistes obtiendront satisfaction ou si on leur jettera des bocks de bière à la figure.

mercredi 23 juin 2010

Transports amoureux

Un enquête effectuée par plusieurs automobile clubs, parue il y a quelques temps, classait les villes européennes les plus agréables à vivre, en particulier sur le plan des transports en commun (voir ici). Elle est très partielle, peut-être pas des plus sérieuses, mais, au moins pour deux villes, a quelque chose de vrai. Paris est 13e, Londres 20e (ouf) et la première place revient à Munich. D'ailleurs, un magazine anglais vient de classer Munich comme "la ville la plus agréable du monde", sans rire (ici en version française, en V.O.), Paris est 7e, ce qui n'est pas si mal. Pour bien connaître les deux villes, j’aurais volontiers le même avis, tant la comparaison est défavorable à Paris.

Munich a quatre réseaux, parfaitement complémentaires, qui se recoupent mais ne se redoublent pas. Le plus sympathique est le tram, appelé ici Strassenbahn, issu d’une vieille tradition dont a des souvenirs au musée des transports (formidable endroit dont je reparlerai peut-être un jour). Il subsiste quelques-uns de ces vieux modèles, mais ils sont en face aux nouveaux tramways, plus conformes aux canons de l’actuelle mode tramwayique.

Les bus, tous modernes, tissent une autre toile sur la ville, plus dense, et qui permet d’aller partout. De jour comme de nuit.


Au centre de la ville passe également le S-Bahn, ou « Schell-Bahn », une sorte de train de banlieue, ou plutôt de RER, 9 lignes qui passent toutes par les gares et qui se répartissent au-delà en étoile, dans toutes les directions. S’y ajoute le métro, dont Munich s’est aussi dotée depuis 1972. Les rames accusent leur âge, avec leur esthétique en formica, mais, construction allemande oblige, sont des plus robustes. Un nouveau modèle est apparu depuis peu, tout aussi spacieux, mais d’un seul tenant, qui le remplace : le métro fait d’un coup un saut de quarante ans.

Le réseau ne fait pas tout : le métro est spacieux, les stations sont vastes et aérées. Tous les transports ont des horaires connus à l’avance et sont d’une assez remarquable ponctualité. Des panneaux annoncent partout les prochains bus ou prochaines rames. Ils sont fiables et pas soumis à la douce folie des panneaux des bus parisiens qui sont fiables comme une promesse électorale. Le nouveau résident de Munich se voit envoyer gratuitement plans et horaires de lignes. On sait où on va, comment et en combien de temps. A Paris, chacun sait à quel point, sous la terre, on doit s’armer de patience pour affronter les retards, les incidents, la foule écrasante, les escaliers avec une lourde valise, les couloirs biscornus et interminables, etc. Ici, on trouve partout ascenseurs et escalators bidirectionnels. Et bien sûr de quoi manger à chaque station, avec une boulangerie ou un petit Imbiss, où on mange debout.

Pourquoi est-ce si difficile de faire à Paris ce qui a si bien réussit à Munich ? Certes la ville est bien plus peuplée, bien plus ancienne et bien moins plate. Mais la solution existe néanmoins : il suffirait de bombarder Paris comme l’a été Munich, en la rasant quasiment totalement, et l’on pourra tout reconstruire en neuf et en plus beau. Pompidou est mort trop tôt…