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samedi 24 septembre 2011

Quant on partait de bon matin…

La saison est belle. Enfin. Idéale pour le vélo et je saisi l’occasion pour vous livrer une brassée de photographies qui montrent bien que Munich est un des paradis de la petite reine. Si si.

Les enfants d’abord ! En voici un bel exemple, on ne les remorque plus, en laissant flotter derrière un petit pavillon, mais où il précèdent le cycliste, qui les as ainsi à l’œil. Mieux, en cas d’accident, ce sont eux qui trinquent, un air bag en chair et en os. Un autre modèle, plus encombrés, dans un Biergarten de l’Englischer Garten. L’inconvénient de ce modèle est que la remorque ne peut se transformer en poussette-tank, comme ici ou là, voire accompagner le jogging. Ou être emmenée en pleine montagne, dans le Chiemgau. À propos de poussette, voici un beau modèle double-face. Un autre dans le Westpark. Le modèle "troupeau" (à Würzbourg)
Avec tout cela, on croirait que la démographie allemande est au plus mieux.

Qui aime le vélo et ne veut pas pédaler peut prendre un vélo-taxi, comme ici dans l’Englischer Garten
et là… Bah je vous laisse deviner. Un modèle plus futuriste : il y a régulièrement des expositions de vélos d’avant garde.

Le vélo témoigne aussi de la sociabilité germanique, de leur goût de l’être-ensemble. On peut donc pédaler ensemble, en rond, en se parlant, comme ici – et le même où vous voyez. Mais le sommet est atteint par ce camion-vélo, qui descend ici pour s’installer vers le Viktualienmarkt. Il est mû par des jarrets joyeux, puisqu’ils boivent la bière-pression qui les accompagne dans les tonneaux placés sur le châssis. À partir de combien de verres les jarrets s’arrêtent-ils ? Difficile de faire plus allemand que cette association de sport et de bière.

mardi 12 avril 2011

Sans commentaires


Munich, quartier de Senling, mars 2011.

mardi 19 janvier 2010

A bicyclette (2) : de la naissance à la mort, sur les roues


Les Allemands roulent : de la naissance à la mort, comme sur des roulettes ? Bien sûr, ils font du vélo en famille. Les parents, de toute classe sociale, en toute tenue, y compris les Trachten. Les enfants roulent avec eux.
Quand ils sont trop petits, on les place dans des remorques, tirées par un vélo parental. Ces remorques sont peut-être l’accessoire à vélo le plus répandu. En général, elles ont une capote pour protéger la marmaille de la pluie comme de l’excès de soleil, parfois munie d’un fanion qui la signale à l’inattention des autres usagers de la voie publique. A l’intérieur, l’enfant est dans un véritable fauteuil – parfois pour deux, même si la démographie n’y est pas favorable. La remorque est attachée à l’axe de la roue arrière. Elle peut facilement en être détachée : dans ce cas, la remorque sert de poussette, massive, qui protège l’enfant aussi bien qu’un panzer. On l’utilise aussi (la remorque, pas l’enfant) pour faire ses courses : sa capacité est importante et on la voit souvent remplie jusqu’à la gueule. Mais que d’inventivité pour le confort des enfants !

Quand l’âge se fait sentir, ils continuent de rouler le plus longtemps possible. J’ai un collègue qui va travailler en vélo, quarante minutes aller, quarante minute retour, à 70 ans bien portés. Si les jambes ne suivent pas, il y a bien sûr la solution extrême du fauteuil roulant, souvent automatique, auquel peut aussi être adapté la fameuse remorque. Sinon, les vieux déambulent. Non pas avec ces immondes déambulateurs d’hôpital qui vous donnent envie de vous suicider. Non, des déambulateurs à roulette, munis d’un petit siège pour les pauses et d’un panier pour des courses. Et l’on voit dans les rues,d’innombrables petits vieux voûtés pousser leur siège à roulette devant eux.

L’Allemagne est un pays de vieux choyés où les enfants sont rois.

*

Pour les curieux, j’ai rassemblé quelques photos ici.

lundi 18 janvier 2010

A bicyclette (1) : la vélomania


Le temps ne s’y est guère prêté depuis décembre, la neige s’accumulant sur les vélos entreposés en grappe devant chaque immeuble (ici, le mien). Mais il est encore bien des courageux qui profitent de l’énorme réseau de pistes cyclables de Munich pour aller se rafraîchir les poumons et se payer le plaisir de klaxonner énergiquement le piéton qui s’aventure sur la piste cyclable..

Munich est une vielle rêvée pour qui veut circuler en vélo. Le réseau est unique, les rues sont larges, les parcs innombrables. On peut intégralement traverse la ville sans quitter les pistes cyclables, voire sans quitter la verdure, en suivant la piste qui longe l’Isar. Lorsque le temps s’y prête, on se croirait presque à Amsterdam, tant le vélo est prisé par les Munichois de tous âges. Le piéton est condamné à une certaine discipline : il est en effet très mal vu de ne pas respecter les pistes cyclables, qui occupent une bonne part des trottoirs. Les vélos agglutinés autour des stations de métro et des bâtiments publics en font de véritables hérissons. Il existe bien sûr nombre de loueurs, une sorte de vélib’ fourni par la Deutsche Bahn et un important marché de l’occasion. Au pays de moteurs, il est encore plus indispensable d’avoir un vélo qu’une voiture ; mon propriétaire m’en a naturellement laissé un dans la cave.

La goût des Allemands pour la technique se manifeste lors de petites expositions, comme ici en septembre dernier, sur la principale avenue (la Léopoldstrasse) où l’on exposait, entre autre, ce singulier tandem : sans doute inventé pour que les amoureux se tiennent la main ou se tripotent un peu tout en roulant. Il semble que les Allemands pratiquent le vélo comme l’amour, si l’on en juge par cet étrange vélo collectif. Mais il n’y a qu’un chef…