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mercredi 11 avril 2012

Ca va mieux

Retour effectué le mois dernier...
(Viktualienmarkt)(Wirtshaus in der Au)

mercredi 14 mars 2012

Nostalgbier

Paris, mars 2012.
Il est temps de retourner à Munich.

samedi 12 novembre 2011

Post scriptum : je suis poursuivi

Ne vous y trompez pas, le blog s’est bien achevé avec mon départ de Munich. Ce n’est qu’un petit bonus, une anecdote qui fait écho à la vie passée, avant de laisser le silence tranquille.

Le mois dernier, lors de mon premier dimanche parisien, après avoir vu l’arrivée des miens, j’aidais les cartons d’un ami à embarquer pour Munich. Je laissais les déménageurs dans le camion qui s’apprêtait à repartir, depuis la petite rue du XIe arrondissement où il était garé. À quelques mètres de là, passant devant un bar, mon œil est attiré par les verres que tiennent les consommateurs, ces grands verres de bière évasés qui ne peuvent contenir qu’un demi-litre de Weißbier fraîche (de la Paulaner). Au comptoir, de la Kölsch. A manger, de la Currywurst. Le public, nombreux, regardait avec attention un grand écran, sur lequel était projeté die Erste, avec l’incontournable programme du dimanche soir, la série policière Tatort. Plus allemand, tu perds ton triple A. L’Udo’s bar est en effet un des endroits où se rassemblent les Allemands de Paris – et des amateurs d’électro, bref des Berlinois. J’ai résisté.
*
Mais depuis une semaine, j’ai découvert à deux pas de mon centre de recherches, non loin du Palais Royal, un endroit où l’on peut manger à prix honorables, donc une grande rareté. Il s’appelle « Le Stube » et propose des produits germaniques, Strudel, Kartoffelsalat, Fritz-Cola, Weißbier Erdinger, une excellente Currywurst et de temps en temps… de la Weißwurst. J’ai craqué. Il y a un chef derrière cela, le peu que j’ai goûté est délicieux. Je suis poursuivi, mais c’est bon.

PS : il existe aussi une excellente épicerie allemande, Tante-Emma-Laden, mais s’y déplacer suppose un excès de nostalgie dans lequel je ne compte pas sombrer. Enfin, pas toujours.

jeudi 29 septembre 2011

La nouvelle boisson bavaroise



Idéale pour les fins d'Oktoberfest.

mardi 27 septembre 2011

Un dernier coup de Maß


Jeudi dernier, j’ai fêté la fin de mon travail-marathon sur le Theresienwiese, là où se tient en ce moment l’Oktoberfest. Le soleil brillait sur les Biergarten. Dans les tentes, à la Hofbraü
à la Löwenbrau ou dans la plus belle, l’Hippodrom, on s’affaire, c’est l’usine à nourrir les soiffards. Les serveuses portent avec énergie leurs bocks de bière, ou font la queue avec leurs plateaux à remplir de canards, de poulets, de jarrets de porcs, de patates… Mon point de rendez-vous fut la boutique un rien kitch où l’on vend du cochon de lait, qui rôtit sous nos yeux et fond sous la langue.

Ceux qui n’ont pas le temps d’aller dans la direction indiquée par l’ange sont parfois dans un état de décomposition avancée. Mais il n’est pas besoin d’être saoul pour être un énergumène, on peut arborer sa chevelure ou des tatouages bariolés. Chose banale ici : je n’avais jamais eu autant de tatouages et de piercings avant de vivre en Allemagne.

Qui veut se transporter dans le passé peut faire un tout chez l’illusionniste, avec la femme sans tête, celle qui n’a pas de tronc, et bien sûr, le tour de lévitation, au truc assez réussi. C’est jour de fête à nouveau, mais avec six millions de visiteurs…

Nous finîmes au café Kaiserschmarren, mais mes amis s’y sont trop mal comportés pour que je vous en montre des photos. Que des bons souvenirs par conséquent. Une dernière fois.

samedi 24 septembre 2011

Quant on partait de bon matin…

La saison est belle. Enfin. Idéale pour le vélo et je saisi l’occasion pour vous livrer une brassée de photographies qui montrent bien que Munich est un des paradis de la petite reine. Si si.

Les enfants d’abord ! En voici un bel exemple, on ne les remorque plus, en laissant flotter derrière un petit pavillon, mais où il précèdent le cycliste, qui les as ainsi à l’œil. Mieux, en cas d’accident, ce sont eux qui trinquent, un air bag en chair et en os. Un autre modèle, plus encombrés, dans un Biergarten de l’Englischer Garten. L’inconvénient de ce modèle est que la remorque ne peut se transformer en poussette-tank, comme ici ou là, voire accompagner le jogging. Ou être emmenée en pleine montagne, dans le Chiemgau. À propos de poussette, voici un beau modèle double-face. Un autre dans le Westpark. Le modèle "troupeau" (à Würzbourg)
Avec tout cela, on croirait que la démographie allemande est au plus mieux.

Qui aime le vélo et ne veut pas pédaler peut prendre un vélo-taxi, comme ici dans l’Englischer Garten
et là… Bah je vous laisse deviner. Un modèle plus futuriste : il y a régulièrement des expositions de vélos d’avant garde.

Le vélo témoigne aussi de la sociabilité germanique, de leur goût de l’être-ensemble. On peut donc pédaler ensemble, en rond, en se parlant, comme ici – et le même où vous voyez. Mais le sommet est atteint par ce camion-vélo, qui descend ici pour s’installer vers le Viktualienmarkt. Il est mû par des jarrets joyeux, puisqu’ils boivent la bière-pression qui les accompagne dans les tonneaux placés sur le châssis. À partir de combien de verres les jarrets s’arrêtent-ils ? Difficile de faire plus allemand que cette association de sport et de bière.

jeudi 7 juillet 2011

Un gros bide

A bière? Si l'on veut: hier, la bière a coulé à flots, en vain, après, les larmes ont fait de même.
La propagande battait son plein dans les journaux. On avait préparé partout des énormes fêtes, sur la Marienplatz, dans les rues adjacentes, à Garmisch-Partenkirchen. Sono à fond, grandes scènes avec musique et célébrités, podiums où les télévisions filmaient non-stop leurs envoyés spéciaux, ballons et drapeaux fournis en abondance par le sponsors, les villes se paraient pour une énorme party, comme on dit ici.

Patatras, Munich n'a pas obtenu les J.O. d'hiver 2018, qui iront en Corée. Annecy a été encore plus nettement rejetée. Tout le monde est triste. Vraiment? Ceux qui comptaient faire des affaires ou se bâtir un nom, assurément. Les gogos qui ont absorbé les articles béas des journaux, sans doute. ceux qui craignent les dépenses faramineuses qu'occasionnent les J.O. et l'endettement des villes, ceux qui n'en peuvent plus du suréquipement des montagnes, ceux qui voulaient un peu de paix en 2018, beaucoup moins. Les Alpes, françaises ou allemandes, ont gagné un répit.

Pourquoi Munich a-telle perdu? Peut-être parce que le maire de la ville, Christian Ude, est allé ainsi vanter la candidature de la ville à Durban:
avec le marteau et le robinet qui ouvre le premier tonneau de l'Oktoberfest...
Ça donne soif, tout çà.

vendredi 15 avril 2011

Je préfère les brunes

Vous qui attendez des confessions sur ma vie sentimentale, passez votre chemin. Il ne s’agit que de bières. En effet, depuis un mois le carême est entretenu par la Starkbierfest, qui a lieu dans la plupart des grandes brasseries. Là encore, j’en ai parlé l’an passé (), venons à l’essentiel.
Ayant un faible pour la brune des Augustins, nous sommes d’abord allés à l’Augustiner. Comme toujours, il y a un orchestre dans la cave, bien entrachté, qui commence par des morceaux bien pouêt-pouêt – sauf si l’on nourrit une passion pour la Schlager et pour le folklore bavarois, tous les vices sont après tout possibles.


L’ambiance monte, les gens commencent à monter sur les bancs,
à se trémousser au fur et mesure qu’ils vident leur mousses. Ca chante, un peu n’importe comment, mais, au fond, quant on atteint quelques standard de rock, on se laisse un peu happer.

On sort en se demandant avec inquiétude (te parfois en zigzaguant) si l’on n’est pas en train de se germaniser.

Deuxième essai au Nockerberg, un très grand Biergarten sur une petite colline qui domine l’Isar, the place to be (me dit-on) pour la Starkbierfest. Tous les politiques vont s’y montrer et faire admirer leur lever de coude. Le lieu appartient à la brasserie Paulaner, qui est installée en contrebas : une âcre odeur de malt flotte sur les rues qui conduisent au mamelon (vient nous servir à boire). Une énorme « tente », comme à l’Oktoberfest, accueille jusque 2500 convives. L’Augustiner paraît intime, lorsque l’on pénètre cette marée humaine, presque intégralement dressée sur les fragiles bancs des Biergarten.

Les bocks de Paulaner Salvator (leur bière forte) s’entrechoquent, on chante et nombreux sont les hystériques de la brune. Si l’on est assis, on se retrouve minoritaire, avec des rangées de popotins qui s’agitent en rythme juste au niveau des yeux.

Au-dessus (sous les ballons), comme en-dessous des tables, l’ambiance est un peu surréaliste.
Tout est passé à la sauce schlager, même cette merveilleuse mélodie de Que sera sera. Un peu de rock relève le niveau. Les bancs résistent mal au traitement qui leur est infligé.
La bière est plus amère que l’Augustiner, plus forte et vraiment moins bonne. Elle est en tout cas moins indolore. Il est temps de faire carême.