Le printemps devient estival - 25 degrés à l'ombre... La ville est parée de soleil et de décorations de Pâques, œufs et lapins à foison (ici une vitrine d’une librairie de mon quartier).
On envie de faire la fête. C’est pourtant impossible d’aller danser, ni hier vendredi, ni ce soir samedi, et ce dans toute la Bavière. L’interdiction (Tanzverbot) est très contestée à Munich, ville où l’on ne rate jamais une occasion de s’amuser – boire, manger, chanter et danser. Mais le gouvernement est entre les mains d’une majorité chrétienne conservatrice qui a maintenu cette vieille loi – qui a des applications comparables ailleurs en Allemagne. Elle est un peu détournée (voir ici pour les gays et un article plus détaillé), mais reste en vigueur et largement appliquée. On ne plaisante pas plus avec la religion qu’avec la bière, tant pis pour les esprits forts et sobres.
samedi 23 avril 2011
vendredi 22 avril 2011
Sans commentaires
jeudi 21 avril 2011
Le coup du lapin
Un collègue d'un âge certain (plus que celui de mon père), qui témoigne d'une amitié non moins certaine, a déposé ceci sur mon bureau en fin de matinée.
Je n'étais pas là pour réceptionner le cadeau, mais la personne avec qui je partage ce bureau et bien d'autres chose m'a rapporté la conversation qui s'ensuivit. "Merci bien, c'est joli, c'est vous qui l'avez fait?" - "Non, c'est le lapin de Pâques (Osterhase)." Ici, c'est en effet lapin qui apporte les œufs de Pâques.
Ce lapin de Pâques semble en l'occurrence bien paternel.
Ce lapin de Pâques semble en l'occurrence bien paternel.
mercredi 20 avril 2011
Jésus revient
Mercredi 13 avril, dans l'après-midi, dans la Neuhauserstrasse, on pouvait rencontrer des membres de l'église évangélique brésilienne qui s'agitaient beaucoup pour nous dire à quel point Jésus nous aime.
Le succès ne semblait pas immédiat, mais il vaut peut-être la peine de les regarder, avec le son, rapper la foi. Ca m'a bien distrait.
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mardi 19 avril 2011
Eden Park
Le printemps est vraiment là cette année. Il ne joue pas les timides, comme l'an passé. Il a très tôt vaincu le général hiver par KO. 
Du coup, le dimanche (ici il y a 10 jours), tout Munich se précipite dans les parcs et jardins, notamment dans le plus grand et le plus fameux, le très étendu Englisher Garten. La foule qui s'y masse fait penser à un Woodstock sage et familial.

Du coup, le dimanche (ici il y a 10 jours), tout Munich se précipite dans les parcs et jardins, notamment dans le plus grand et le plus fameux, le très étendu Englisher Garten. La foule qui s'y masse fait penser à un Woodstock sage et familial.
Plus on s'éloigne vers le nord, plus on a de la place - en dehors des Biergarten... On peut même faire semblant de faire du sport sur le petit lac central, en zigzaguant entre les oies et les canards.
On peut même y constater à quel point la femme allemande est moderne: elle rame.
lundi 18 avril 2011
vendredi 15 avril 2011
Je préfère les brunes
Vous qui attendez des confessions sur ma vie sentimentale, passez votre chemin. Il ne s’agit que de bières.
En effet, depuis un mois le carême est entretenu par la Starkbierfest, qui a lieu dans la plupart des grandes brasseries. Là encore, j’en ai parlé l’an passé (là), venons à l’essentiel.

En effet, depuis un mois le carême est entretenu par la Starkbierfest, qui a lieu dans la plupart des grandes brasseries. Là encore, j’en ai parlé l’an passé (là), venons à l’essentiel.Ayant un faible pour la brune des Augustins, nous sommes d’abord allés à l’Augustiner. Comme toujours, il y a un orchestre dans la cave, bien entrachté,
qui commence par des morceaux bien pouêt-pouêt – sauf si l’on nourrit une passion pour la Schlager et pour le folklore bavarois, tous les vices sont après tout possibles.
L’ambiance monte, les gens commencent à monter sur les bancs,
à se trémousser au fur et mesure qu’ils vident leur mousses.
Ca chante, un peu n’importe comment, mais, au fond, quant on atteint quelques standard de rock, on se laisse un peu happer.
On sort en se demandant avec inquiétude (te parfois en zigzaguant) si l’on n’est pas en train de se germaniser.
qui commence par des morceaux bien pouêt-pouêt – sauf si l’on nourrit une passion pour la Schlager et pour le folklore bavarois, tous les vices sont après tout possibles.L’ambiance monte, les gens commencent à monter sur les bancs,
à se trémousser au fur et mesure qu’ils vident leur mousses.
Ca chante, un peu n’importe comment, mais, au fond, quant on atteint quelques standard de rock, on se laisse un peu happer.On sort en se demandant avec inquiétude (te parfois en zigzaguant) si l’on n’est pas en train de se germaniser.

Deuxième essai au Nockerberg, un très grand Biergarten sur une petite colline qui domine l’Isar, the place to be (me dit-on) pour la Starkbierfest. Tous les politiques vont s’y montrer et faire admirer leur lever de coude. Le lieu appartient à la brasserie Paulaner, qui est installée en contrebas : une âcre odeur de malt flotte sur les rues qui conduisent au mamelon (vient nous servir à boire).
Une énorme « tente », comme à l’Oktoberfest, accueille jusque 2500 convives. L’Augustiner paraît intime, lorsque l’on pénètre cette marée humaine,
presque intégralement dressée sur les fragiles bancs des Biergarten.
Les bocks de Paulaner Salvator (leur bière forte) s’entrechoquent, on chante et nombreux sont les hystériques de la brune.
Si l’on est assis, on se retrouve minoritaire, avec des rangées de popotins qui s’agitent en rythme juste au niveau des yeux.
Au-dessus (sous les ballons),
comme en-dessous des tables,
l’ambiance est un peu surréaliste.
Tout est passé à la sauce schlager, même cette merveilleuse mélodie de Que sera sera. Un peu de rock relève le niveau. Les bancs résistent mal au traitement qui leur est infligé.
La bière est plus amère que l’Augustiner, plus forte et vraiment moins bonne. Elle est en tout cas moins indolore.
Il est temps de faire carême.
Une énorme « tente », comme à l’Oktoberfest, accueille jusque 2500 convives. L’Augustiner paraît intime, lorsque l’on pénètre cette marée humaine,
presque intégralement dressée sur les fragiles bancs des Biergarten.Les bocks de Paulaner Salvator (leur bière forte) s’entrechoquent, on chante et nombreux sont les hystériques de la brune.
Si l’on est assis, on se retrouve minoritaire, avec des rangées de popotins qui s’agitent en rythme juste au niveau des yeux.Au-dessus (sous les ballons),
comme en-dessous des tables,
l’ambiance est un peu surréaliste.Tout est passé à la sauce schlager, même cette merveilleuse mélodie de Que sera sera. Un peu de rock relève le niveau. Les bancs résistent mal au traitement qui leur est infligé.
La bière est plus amère que l’Augustiner, plus forte et vraiment moins bonne. Elle est en tout cas moins indolore.
Il est temps de faire carême.
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mardi 12 avril 2011
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