Munich, Asamkirche (XVIIIe s.), Sendligerstrasse.
dimanche 8 mai 2011
vendredi 6 mai 2011
De qui se moque-t-on?
Il y a quelque temps, nous étions en famille pour manger des gâteaux dans le café Woermers. Autour de nous, beaucoup de vielles dames qui dégustent délicatement mais avec entrain de somptueux palais de crème, de fromage blanc de chocolat ou de fruits (pas trop de fruits). Une personne faisait exception, un homme assez jeune qui lisait son journal. Son manège nous a un peu surpris ; je l'ai discrètement photographié.
Fébrile, mince, très brun, il porte une moustache comme il en s'en fait plus depuis environ soixante six ans. C'est un homme sérieux, et conservateur, il lit la Frankfurter Allegemeine Zeitung.
Avec des yeux souvent hallucinés, il faisait un peu peur.
Et voilà que son nez le préoccupe. Du moins occupe sa main droite. Il se gratte.
se cure un peu. Puis,
trouvant que la méthode n'est pas bonne, se lèche le doigt, avant de se curer le nez de nouveau.
Miam! Cela fonctionne parfaitement. Et ainsi de suite pendant une bonne demi-heure, si ce n'est une heure.mardi 3 mai 2011
Avez-vous l’hure ?
Finalement, je ne me suis pas fait tatouer (voir ici). J’ai préféré tester la Frühlingsfest. Mauvais choix sans doute, elle ne vaut vraiment pas le détour. On l’appelle parfois la « mini Oktoberfest » : vraiment mini, en effet. Une fête au village, rien de plus. Mais sur le Theresienwiese, où elle est installée, se trouvait samedi dernier un très grand marché aux puces, que l’on voit ici depuis la Bavaria, la statue qui la personnifie
– et qui a les bras puissants de celle qui s’entraîne à porter 10 bocks de bière d’un litre. C’était un vrai marché aux puces, pas une opération d’antiquaires. On n’y trouvait vraiment n’importe quoi et un peu de tout. Jouets à profusion, vêtements usés, appareils électriques déglingués, vinyles, vielles photos, revues, BD, comme une plongée dans les trente ou les quarante dernières années, avec parfois des familles qui soldaient des bouts de vie. Tout Munich s’y est donné rendez-vous, des babas aux inévitables entrachtés.

Quelques raretés ont attiré mon œil. On trouve naturellement quelques trophées, si courants dans ce pays de chasse, dont voici un premier,
et un deuxième exemple, pris sur le même stand.
Dommage, je n’ai pas assez de place dans mon salon, ni ici ni à Paris.
Un peu plus loin, ce cadre.
Un uniforme ancien, n’est-ce pas ? Regardez-bien, quelques autocollants blancs masquent des détails de l’uniforme, qu’il est facile de deviner : des croix gammées, pour cet uniforme de la Luftwaffe (sauf erreur de ma part). Le portrait est daté de 1943. On échappe difficilement au malaise, surtout quand on a vu, sur un étal, quelques vieilles revues des années 1930 (1936-1938), dédiées à l’armée de l’époque, avec un manuel de formation militaire. Pas de Mein Kampf cependant. Soyons honnête : ces trouvailles sont fort rares et l’immense majorité des stands fait plutôt allusion soit à des choses bien neutres de la vie quotidienne, soit à la contre-culture, à l’ésotérisme, au militantisme anti-nucléaire, bref à l’Allemagne gauchiste. Mais il est tout de même quelques vendeurs et, peut-on supposer, quelques vendeurs malsains.
– et qui a les bras puissants de celle qui s’entraîne à porter 10 bocks de bière d’un litre. C’était un vrai marché aux puces, pas une opération d’antiquaires. On n’y trouvait vraiment n’importe quoi et un peu de tout. Jouets à profusion, vêtements usés, appareils électriques déglingués, vinyles, vielles photos, revues, BD, comme une plongée dans les trente ou les quarante dernières années, avec parfois des familles qui soldaient des bouts de vie. Tout Munich s’y est donné rendez-vous, des babas aux inévitables entrachtés.
Quelques raretés ont attiré mon œil. On trouve naturellement quelques trophées, si courants dans ce pays de chasse, dont voici un premier,
et un deuxième exemple, pris sur le même stand.
Dommage, je n’ai pas assez de place dans mon salon, ni ici ni à Paris.Un peu plus loin, ce cadre.
Un uniforme ancien, n’est-ce pas ? Regardez-bien, quelques autocollants blancs masquent des détails de l’uniforme, qu’il est facile de deviner : des croix gammées, pour cet uniforme de la Luftwaffe (sauf erreur de ma part). Le portrait est daté de 1943. On échappe difficilement au malaise, surtout quand on a vu, sur un étal, quelques vieilles revues des années 1930 (1936-1938), dédiées à l’armée de l’époque, avec un manuel de formation militaire. Pas de Mein Kampf cependant. Soyons honnête : ces trouvailles sont fort rares et l’immense majorité des stands fait plutôt allusion soit à des choses bien neutres de la vie quotidienne, soit à la contre-culture, à l’ésotérisme, au militantisme anti-nucléaire, bref à l’Allemagne gauchiste. Mais il est tout de même quelques vendeurs et, peut-on supposer, quelques vendeurs malsains.
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samedi 30 avril 2011
Retour au lac
Je n’y étais pas allé depuis novembre 2009, une éternité. Grâce à une visite familiale, j’ai pris le chemin du pays des cinq lacs (en 2009 : ici), en l’occurrence celui du Starnbergersee.
L’endroit est connu pour abriter parmi les plus grosses fortunes d’Allemagne
– qui ont donc parfois bon goût…
Le printemps poussait tout juste les bourgeons et les arbres semblaient encore nus au-dessus du lacs. 
Parfois, ils dessinent d’étranges lignes, avec les roseaux comme une grille plantée dans l’eau.
Il y régnait un grand calme. Les bateaux ne sillonnaient pas encore la surface du lac, limpide, laissée aux canards, aux oies, aux poules d’eau et aux cygnes. 
De temps en temps, sur un ponton ou un piquet, on remarque des mouettes et l’on se croit au bord de la mer.
L’endroit est connu pour abriter parmi les plus grosses fortunes d’Allemagne
– qui ont donc parfois bon goût… 
Il y régnait un grand calme. Les bateaux ne sillonnaient pas encore la surface du lac, limpide, laissée aux canards, aux oies, aux poules d’eau et aux cygnes. 

Plus haut, lorsque l'on monte de quelques centaines de mètres, le vert éclatant des prés fait contraste avec les Alpes, bleues, grises et blanches dans le lointain.
Et l’odeur de fumier avec le goût des inévitables gâteaux.vendredi 29 avril 2011
Epaule tatoo
Le carnaval, la Starkbiefest et Pâques sont loin désormais. Ce week-end, à Munich, on ne manquera pas pour autant d’occasions de sortie collectives. On inaugure la Frühlingsfest, une sorte de petite Oktoberfest de printemps, un festival de cinéma queer, l’inauguration de l’arbre de mai, l’Auer Dult, un marché saisonnier (dont j’ai déjà parlé ici), etc. Si on est pervers, on peut même aller écouter Zaz en concert.
Mais l’attraction qui me plaît le plus est naturellement celle-ci :

Trois jours de festival de tatouage ! Que vais-je me faire tatouer ? No future in Paris ?
Quant au titre, naturellement, on le trouve ci-dessous.
Mais l’attraction qui me plaît le plus est naturellement celle-ci :
Trois jours de festival de tatouage ! Que vais-je me faire tatouer ? No future in Paris ?
*
Quant au titre, naturellement, on le trouve ci-dessous.
Etienne Daho Epaule Tatoo von metal83
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jeudi 28 avril 2011
Ratatatatatacccc !!
Dans les villes riches comme Munich, le printemps apporte aussi son interminable suite de travaux. On change les rails du métro, on rénove des façades pourtant comme neuves, on construit des immeubles à la pelle, on refait les tuyauteries et, dans l’immeuble où je travaille, on cumule la réfection des locaux pour l’université et la rénovation du garage souterrain - dont voici les gravas.
C’est pour le moins pénible, les murs en béton vibrent, la cour résonne des « ratatatac » des marteaux piqueurs et on ne doit sa survie qu’aux bouchons d’oreille. Il paraît que ça va durer…
Pour retrouver un peu de calme, rien de tel qu’une pause déjeuner au Gartensalon (ici). D’abord très gesund…

Puis un peu moins, mais quel délice !
Je crois que je confonds bouchon d’oreille avec bouchon d’estomac.
Pour retrouver un peu de calme, rien de tel qu’une pause déjeuner au Gartensalon (ici). D’abord très gesund…
Puis un peu moins, mais quel délice !
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mercredi 27 avril 2011
On solde !
Le vent est là, qui fait tomber les pétales des arbres en fleurs. Il neige rose, on se croirait au Japon. Le vert chasse le blanc et le rose, qui se retrouve au tapis.

Pâques est passé. Pour moi, il s’est déroulé au bureau, et dans une pause à l’opéra, qui avait un goût d’éternité – dans le sens où « c’est long, surtout vers la fin ». Ainsi va Parsifal, beau mais bon.
Les montagnes d’objets et de chocolats en forme de lapins n’ont pas toute été écoulées. On les solde donc, massivement.
Ce n’était déjà pas très cher, cela devient presque dérisoire. Il est vrai que certaines variantes sont un peu particulières.
Mais il devient difficile de résister à l’envie de tordre le coup à un petit lapin.

Pâques est passé. Pour moi, il s’est déroulé au bureau, et dans une pause à l’opéra, qui avait un goût d’éternité – dans le sens où « c’est long, surtout vers la fin ». Ainsi va Parsifal, beau mais bon.
Les montagnes d’objets et de chocolats en forme de lapins n’ont pas toute été écoulées. On les solde donc, massivement.
Ce n’était déjà pas très cher, cela devient presque dérisoire. Il est vrai que certaines variantes sont un peu particulières.
Mais il devient difficile de résister à l’envie de tordre le coup à un petit lapin.
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mardi 26 avril 2011
A poil !
Avec le soleil printanier, les Munichois laissent tout tomber, vestes, écharpes et chapeaux. Ils se promènent en tee-shirt, petits débardeurs, pantalons de lin, pantacourts, shorts, mini-jupes, laissent les pieds nus se prélasser dans des sandales, voire des tongs de plage. S’il ya quelques adeptes du magnifique couple chaussettes-sandales, la majorité opte pour les ripatons à l’air.
La photo a été prise ce matin, dans le métro. Précisons que la température matinale est de 6° et que l’on annonçait des maximales de 17°, sans compter de possibles orages. Les Allemands sont bien des nordiques. Je me demande, avec intérêt, quelle tenue ils pourront bien adopter si les températures estivales atteignent les 35°.
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